Constantin Brâncusi - 'Maïastra'


Fils de paysans roumains du village Hobita, près de Târgu-Jiu, Constantin Brâncusi est né en 1876. Il a commencé son activité de sculpteur à l'âge de 11 ans, comme apprenti de menuiserie. Il a fréquenté les cours de l'Ecole de Craiova et après, il a étudié la sculpture à Bucarest, à l'Ecole de Beaux Arts, en ayant Dimitrie Paciurea comme professeur. Paris et la France l'attirent et il prend la décision d'y aller. Arrivé à Paris, Brâncusi se sent attiré par l'art de Rodin, qui était le plus grand sculpteur de l'époque et qui lui propose de travailler avec lui. Mais Brâncusi refuse en répondant qu'il y a un proverbe roumain qui dit que ''A l'ombre de grands arbres, l'herbe ne pousse pas.''
Dans toutes ses créations il s'est inspiré des éléments décoratifs et symboliques de l'art populaire roumaine. L'art innovateur de Brâncusi atteint des valeurs artistiques universelles qui sont aujourd'hui reconnus sur le plan mondial.
Ses œuvres expriment des sentiments et des pensées très fortes. En partant des procédés simples, Brâncusi a une tendance de simplification extrême des choses.
En 1906 il a créé la 'Muse endormie' et peu après il a sculpté 'Le Baiser'.
Les œuvres comme 'Narcisse', 'Prométhée', ''Le portrait de Mademoiselle de Pogany'' datent d'avant la première guerre mondiale.
L'œuvre la plus importante, où la conception de l'artiste a trouvé son accomplissement est 'L'ensemble monumental' de Târgu-Jiu, fini en 1937, qui honore les héros roumains, morts pour la défense de leur patrie dans la première guerre mondiale.
Le visiteur rencontre premièrement une table formée d'un cylindre de pierre massive et une autre pierre plus étroite de diamètre plus grand. Près de cette construction on trouve la ''Colonne'' qui est formée de losanges et qui a une hauteur de 30 m. Les autres monuments sont: ''La porte du baiser'' et deux files de chaises rangées 3 par 3. Après, le terrain commence à monter doucement et à quelques mètres seulement de la rivière de Jiu, apparaît ''La table du silence'', connue pour la tranquillité à laquelle elle nous invite.
Mais, l'admirable œuvre 'Maïastra' ou 'L'oiseau Maïastra' a été un sujet de prédilection pour l'artiste.
''Maïastra'' est sans doute une œuvre qui surgit du folklore roumain. La lumière qui fond le contour des objets qui forment l'oiseau, remplit aussi le corps et il devient presque transparent. 'Maïastra' s'est envolée pour se poser sur le socle à la suggestion de Brâncusi. Elle est venue d'un conte entendu sans doute par le sculpteur dans son enfance. La première ''Maïastra'' est l'oiseau merveilleux que Brâncusi avait sculpté dans son adolescence pour le placer sur les terrasses des maisons de Hobita.
Les plumes de cet oiseau se reflètent dans le corps de bronze et, vu de près, il ressemble à une cruche remplie de lumière. C'est aussi que sont représentés les oiseaux stylisés des tapis roumains. La 'Maïastra' n'est pas un oiseau ''quelconque''. Il paraît qu'elle a des pouvoirs merveilleux comme dans le folklore roumain. Pour souligner l'identité roumaine de l'oiseau, Brâncusi a placé son œuvre sur un socle qui représente le même jeu de losanges que l'on voit sculptés sur les piliers des terrasses des villages roumains sous-carpatiques.
A travers la 'Maïastra', Brâncusi a rendu de façon symbolique et suggestive, la recherche d'un idéal de l'homme, en général, et de l'artiste, en particulier.
Le charme de la 'Maïastra' est dans le sentiment d'élévation et de dépassement, réalisé grâce à des formes très simplifiées (l'oiseau n'a pas d'ailes ou de bec).
Constantin Brâncusi a dit: "à force de creuser sans cesse des fontaines intérieures, j'ai atteint la source de la jeunesse sans vieillesse et de la vie sans mort'. Ces paroles, qui nous conduisent vers l'essence de l'art traditionnel de son pays, constituent le mystère et les racines de toutes les cultures du monde.

Opinions Personnelles

Anghel Loredana: "Je pense que Constantin Brâncusi est une grande personnalité du monde entier qui a donné des idées innovatrices en ce qui concerne les sentiments humains.
Dans toutes ses œuvres je découvre une scintillation de génie qui résistera beaucoup de temps, parce qu'il a une perspective très différente concernant le monde que nous entoure.
Je crois que 'Maïastra' est une œuvre représentative pour l'activité de Brâncusi. Elle m'inspire un sentiment d'aspiration vers l'éternité, la hauteur des bleus ciels, vers l'infini. A mon avis, dans l'œuvre ''Maïastra'' Brâncusi a voulu atteindre la perfection."
Ghita Adina: "Je trouve la 'Maïastra' une œuvre très valeureuse pour le patrimoine roumain. Elle m'a impressionnée par sa forme simple et par un certain magnétisme qui m'attire à la contempler et à l'étudier.
Pour moi le 'langage' de Brâncusi est assez compliqué et ses sculptures sont si abstraites, que je ne peux pas les comprendre très bien. Pour comprendre son style on a besoin d'une imagination riche. Peut-être, pour d'autres, plus philosophes que moi, ses œuvres d'art sont-elles de véritables sources d'idées et des critiques, mais elles ne m'inspirent pas tellement que je puisse voir l'essence."
Mihaela Nicolescu: "A mon avis, Constantin Brâncusi va toujours être très apprécié, grâce à son originalité, à sa simplicité, à travers laquelle il arrive à atteindre la perfection.
Son œuvre, 'Maïastra' ('L'oiseau merveilleux')… que pourrais-je dire de cette œuvre? Elle aussi est très simple, parce qu'elle n'a pas d'ailes ou de bec, mais elle suscite un sentiment de perfection à tous ceux qui la regardent, grâce à son allure d'une modernité sans égale. Je ne peux pas décrire ce sentiment, c'est probablement parce que je ne suis pas très poétique.
Mais, ce dont je suis sûre est que Brâncusi avait une vision unique. C'est pour ça que je n'arrive pas à comprendre en totalité ses œuvres."
Stanescu Corina: "Quand j'ai vu pour la première fois cette sculpture, la 'Maïastra', elle m'a frappée par sa forme d'objet allongé et pointu, je n'ai pas su quoi en dire, parce qu'elle ne m'inspirait aucun sentiment. Mais après, je l'ai regardée plus attentivement, d'une autre perspective, en essayant la faire paraître réelle et je crois avoir réussi. Comme par enchantement j'avais devant mon visage l'image d'un oiseau, un peu bizarre, un oiseau pas du tout comme les autres, qui n'avait ni ailes, ni bec, à seulement un corps allongé, un oiseau qui voulait s'envoler, jaillir, s'élever jusqu'au ciel; et alors je l'ai comparé à un obus ou une balle qui est prête d'être lancée et j'ai vu aussi l'image d'une fusée partant vers l'espace cosmique."

Anghel Loredana
Ghita Adina
Nicolescu Mihaela
Stanescu Corina
[Previous Article] [Next Article] [Index] [Back to Top]