Le Bourgeois gentilhomme ou
La jeunesse d'un vieux texte


La rencontre avec le text de Moliere a ete surprenante. D'abord, parce que cette comedie, ecrite en 1670, est truffee d'intermedes, de chants et de danses (c'est un enorme avantage pour tout metteur en scene qui peut ainsi remettre au gout du jour les parties musicales et dansantes de la piece) le tout culminant avec la reception du bourgeois gentilhomme au grade de mamamouchi, avec ses details pittoresques et tous les mots arabes et turcs ou soi disant tels.
Ensuite, parce que le sujet que Moliere a choisi de porter sur la scene est toujours tres actuel: la vanite des humains qui les pousse a tout moment a se parer de qualites contrastant avec leur naturel.
Enfin, ce qui touche le jeune spectateur de l'an 2003 c'est l'actualite de certaines repliques. Je pense notamment a celles du maitre de musique ("si tous les hommes apprenaient la musique, ne serait-ce pas le moyen de s'accorder ensemble et de voir dans le monde la paix universelle?") et du maitre d'armes ("...la science des armes l'emporte hautement sur toutes les sciences inutiles, comme la danse, la musique...").
Nous y avons reconnu des sujets de debat en faveur desqueles l'humanite n'a pas encore tranche. D'ou la melancolie et l'inquietude que laisse derriere elle cette representation luxueuse et etincelante, veritable feerie de costumes, de musique et de decors.
Quelques mots sur l'ambiance: cela m'a fait chaud au coeur de constater que des jeunes venant de pays differents epouvaient les memes emotions et resonnaient aux memes rythmes.
Le theatre nous a encore une fois reunis.

Andreia Petcu, XI M1

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