BENICHON Caroline SAINT-GERARD Karine MARTINEAU Clément PETIT Caroline

LA SCIENCE AU SERVICE DE LA GUERRE

1. LES ARMES NUCLEAIRES

Il y a principalement 2 armes nucléaires réalisées et utilisées dans le monde.

A. La bombe atomique C’est la première inventée.

 

Principe de fonctionnement:Il repose sur la fission d’atomes. Cette arme nucléaire est constituée de deux masses d’uranium 235, attachées de part et d’autre d’un tube. Chacune de ces masses fissibles doit être inférieure à un certain seuil minimal de manière que, au repos, aucune réaction de l’uranium ne puisse se développer spontanément. Au moment de la "mise à feu", un dispositif conventionnel, le détonateur, projette brutalement l’une contre l’autre ces deux masses sous-critiques afin de les réunir en une masse unique, la masse "supercritique". Les conditions de masse étant atteintes, les phénomènes de fission s’enclenchent et se propagent, libérant en moins d’un millionième de seconde une énergie considérable dans un volume réduit : les températures atteignent vite plusieurs dizaines de millions de degrés et la déflagration a lieu. La bombe de Hiroshima a ainsi fourni une énergie de 13Kt, soit l’équivalent de 13000 tonnes de TNT.

Invention: Ceux qui ont participé à sa fabrication sont: H.Becquerel, M.et P.Curie, A.Einstein, Rutherford, Bohr, Fermi, Hann, Strassmann, Perrin, Oppenheimer, Teller et d’autres.

 

B. La bombe H C’est la deuxième arme nucléaire et la plus puissante.

 

Aussi appelée bombe à hydrogène ou bombe thermonucléaire, elle fonctionne selon le principe de la fusion nucléaire. Le phénomène de fusion ne se déclenche cependant que dans des conditions de température et de densité extrêmes, obtenues par l’explosion préalable du 1er étage constitué d’une bombe à fission. Le rayonnement du 1er étage conditionne le second, dans lequel est placé le mélange à fusionner (deutérium et tritium). Les réactions de fusion s’amorcent alors et émettent des neutrons qui vont fissionner à leur tour l’uranium naturel dont est constitué l’enveloppe de la bombe. Ces 3 étapes libèrent une énorme puissance. En 1961, les Soviétiques expérimentèrent une bombe d’une puissance de 58 mégatonnes de TNT, la plus puissante à ce jour. Une telle bombe allumerait des incendies dans un rayons de 150 Km, ce qui en fait une bombe "antirégion", par opposition à la bombe A dite "anticité".

Les "améliorations" récentes portent surtout sur la miniaturisation des charges. Les charges nucléaires modernes ont une puissance de 1 Mt pour celles à charge unique et de 100 Kt pour les armes à têtes multiples.

 

2.LES ARMES CHIMIQUES ET BACTERIOLOGIQUES

 

Jusqu’alors réservées aux militaires, les armes chimiques et biologiques sont aujourd’hui à portée de main des terroristes. Elles sont officiellement placées au premier rang des menaces qui pèsent sur la sécurité des populations civiles européennes.

A. Les armes biologiques

Définition: Organismes vivants, de quelque nature que ce soit, ou matières tirées de ces organismes, dont on veut se servir pour causer la maladie ou la mort de l’homme, des animaux ou

des plantes, et dont les effets dépendent de leur pouvoir de se multiplier dans la personne, l’animal ou la plante attaqué.

Effets: Les maladies les plus à craindre en ce moment en cas de guerre biologique correspondent à des agents très résistants qui peuvent être véhiculés par l’eau, les poussières ou les

animaux, en conservant un pouvoir pathogène élevé. Par exemple la maladie du charbon, la peste ou des virus tel que la fièvre jaune ou la grippe.

Protection: Il existe des vaccins préventifs. Par prévention les soldats français sont vaccinés contre une dizaine de maladies.

Histoire : Dans l’Antiquité : infection des puits

1743: Le colonel britanique Bouquet déclenche en Amérique une épidémie de variole.

1940-1941: Le Japon répand sur 11 villes de Chine des suspensions de peste à l’aide de bombe à fragmentation et lâchent des puces infestées.

 

B. Les armes chimiques

 

Définition: Toute substance chimique (gazeuse, liquide ou solide) qui pourrait être employée en raison de ses effets toxiques directes sur l’homme, les animaux ou les plantes.

Types d’agents chimiques: En 1915-1918, les toxiques utilisés étaient surtout des produits suffocants, provoquant une inflammation rapide des voies respiratoires déclenchant un oedème pulmonaire. Mais il y avait aussi l’utilisation de produits vésicants qui brûlaient les yeux, la peau, les poumons. Depuis 1935, des produits encore plus toxiques ont été découverts, qui, à des doses infimes, peuvent entraîner l’arrêt de la respiration et du coeur. En 1939-1945, les Allemands ont utilisé des agents sanguins qui sont absorbés par les voies respiratoires. Ils empèchent à l’enzyme du sang de reconstituer la molécule de base. Le symptôme est l’accélération rapide du rythme respiratoire. La mort se fait en 15 minutes. Les Allemands ont utilisés le zyclon B dans les chambres à gaz.

Protection : Des masques munis de cartouches filtrantes dont les filtres en papier et en charbon arrêtent les aérosols et abaissent d’un facteur de 100000 environ la concentration en vapeurs toxiques. Des ampoules auto-injectantes contre les principaux agents, à utiliser immédiatement en cas de symptôme de contamination.

 

3.DIFFUSION INTERNATIONALE ET RÔLE DE CES ARMES A L’HEURE ACTUELLE

 

La grande crainte qu’on a vu apparaître pendant la Guerre Froide concerne la diffusion de ces armes. En effet, la Guerre Froide est la période où l’accumulation des armes nucléaires, chimiques et biologiques a été la plus importante. Pendant cette période, on est arrivé à la fabrication de près de 70000 têtes nucléaires et de milliers de tonnes d’armes chimiques et biologiques. La nouveauté dans des conflits futurs serait donc la prolifération d’armes de destruction massive. C’est, par conséquent, la population civile qui est visée, dont l’extermination est parfois devenue un véritable but de guerre. La diffusion internationale est un sujet de préoccupation puisque Niels Bohr (partisant de la coopération internationale), qui a participé au projet Manhattan de construction de la bombe atomique, est accusé en 1994 d’avoir livré des secrets nucléaires aux soviétiques après son retour à Copenhage en 1945. Cette accusation aurait été démontrée fausse récemment.

 

 

A.Diffusion internationale

 

L’arme nucléaire: La dissémination des armes nucléaires n’est pas forcément la plus préoccupante, parce qu’elle est la mieux contrôlée et que la fabrication d’une arme atomique demande du temps et que cela coûte très cher. Le coût moyen d’un essai nucléaire en Polynésie est de 100 millions de francs. Des incertitudes demeurent cependant sur les programmes nucléaires de l’Irak et la Corée du Nord. Leurs capacités réelles dans le domaine nucléaire sont un sujet de préoccupations majeurs, c’est le cas du Moyen-Orient et de l’Extrême-Orient.

Les 7 puissances nucléaires officielles sont: les Etats-Unies, la Russie, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, l’Inde et le Pakistan.

 

Les armes chimiques et biologiques : La prolifération de ces armes pourrait avoir des conséquences plus graves encore. Elle s’est produite dans un plus grand nombre de pays. Ces armes sont peu chères, facilement camouflables, et leurs effets peuvent être dévastateurs. 13 pays disposeraient d’un arsenal biologique et chimique. 5 inquiètent particulièrement l’organisme du Congrès américain chargé de l’évaluation des menaces liées à la technologie : l’Iran, l’Irak, la Lybie, la Syrie et la Corée du Nord. La Chine aurait tissé un réseau de distribution d’armes chimiques vers au moins 3 pays dont l’Iran. De plus, des munitions chimiques issues des stocks de l’armée soviétique sont disponibles au marché noir dans 6 pays dont laTurquie et l’ex-Yougoslavie.

 

B.Le rôle de ces armes : la menace

 

Tout d’abord, la menace se diversifie. Il y a eu la vente de capacités balistiques (étude des lancers des projectiles) dans des pays tiers et l’exportation de missiles pendant la Guerre Froide. L’amélioration dans les états acquéreurs (exemple : l’Irak) est un des principaux sujets de préoccupation aujourd’hui. De plus, il peut y avoir des programmes de destruction massive, désormais la menace est donc d’autant plus inquiétante qu’elle est diversifiée. La deuxième raison d’inquiétude est dûe à la grande difficulté à faire respecter par ces pays les engagement pris à l’égard des grands traités de non-prolifération. Lors de la Conférence de Paris, le 11 janvier 1989, 149 pays s’engagent à ne pas recourir aux armes chimiques. Le 5 février 1998, 165 l’ont signé (dont 11 pays de la Ligne Arabes sur 20) et 104 l’ont appouvé. La Russie a été longue à ratifier la convention en raison du montant des frais de destruction, estimé à 5.5 milliards de dollars. Ces nouveaux acteurs sont très imprévisibles, il y a beaucoup d’énigmes sur leurs méthodes de dissimulation, leurs idées stratégiques et leurs doctrines d’emploi.

Voici quelques scénarios où des armes de destruction massive pourraient être utilisées :

Dans une opération extérieure, pour arrêter une expédition.

Dans une action terroriste. On peut avoir affaire à un terrorisme d’Etat qui pourrait utiliser ou menacer d’utiliser de telles armes sur le territoire d’un pays à l’occasion d’une opération militaire

extérieure dans lequel ce pays serait engagé.

Dans une attaque d’un Etat contre le territoire d’un pays européen ou allié.

 

 

La science au service de la guerre est depuis le 11 septembre 2001 un sujet qui devient de plus en plus inquiétant, notamment avec la menace actuelle d’une contamination par la maladie du charbon.