MONSANTO

Monsanto est la plus grande entreprise agro-alimentaire mondiale. En fait, c'est le deuxième fabriquant mondial de produits agrochimiques et l'un des plus grands semanciers.

Cette entreprise est la créatrice de la technologie "Terminator" qui lui permet de brasser des millions de dollars.

Comment cette entreprise est-elle devenue aussi puissante ?

Pour répondre à cette question nous étudierons tout d'abord les origines et le développement de Monsanto, puis nous verrons ce qu'est "Terminator".

Monsanto chemical company fut créée en 1901 par John Francis Queeny, un chimiste autodidacte. Son siège se trouve à St Louis.

En 1920, c'est le plus gros producteur d'acide sulfurique et autres produits industriels de base. Son industrie est donc d'ordre chimique.

En 1940, elle centre ses activités sur les matières plastiques et synthétiques.

Monsanto a commencé à avoir affaire aux dioxines à la fin des années 40. De nombreuses personnes de l'usine tombent malades mais Monsanto dissimule les preuves. Il faut attendre 1957 pour identifier la dioxime comme responsable.

Monsanto est le créateur du Roundup, un herbicide au glysophate. Il représente un sixième des ventes annuelles de l'entreprise. Une grande campagne de publicité montre le Roundup comme "l'herbicide ultime". Cette campagne est très controversée et Monsanto subira un procès pour publicité mensongère : en effet, le Roundup n'est pas aussi bénin que le laissait croire la publicité.

Monsanto poursuit exactement les mêmes pratiques douteuses pour la promotion agressive de ses produits transgéniques de l'hormone de croissance bovine HCBr (destinée à augmenter la lactation des vaches), au soja modifié pour résister au Roundup, en passant par des variétés de coton résistant à certains insectes.

Cependant il a fallu faire accepter à la F.D.A la HCBr. Un vétérinaire de la F.D.A. a déclaré que Monsanto et la F.D.A. ont caché des données qui montraient les effets néfastes de l'hormone sur les vaches laitières.

Malgré cela, la F.D.A. donne le feu vert à Monsanto pour commercialiser la HCBr en 1994. L'année suivante, beaucoup de problèmes apparaissent (en plus des 21 risques pour la santé que Monsanto est déjà tenu de citer sur les emballages) : un grand nombre de vaches laitières meurent spontanément, la fréquence des infections mammaires est élevée,.... Une bonne partie des éleveurs qui ont essayé HCBr ont dû renouveler leur cheptel.

Monsanto laisse donc de côté ce projet et attaque le développement de la technologie "Terminator".

Monsanto est l'entreprise agro-alimentaire américaine qui s'est fait connaître grâce à la mise en place de "Terminator". C'est cette multinationale qui a créé le gène "Terminator".

En fait "Terminator" est le nom donné au brevet créé par les Américains pour le maïs transgénique mais celui-ci est péjoratif. Le vrai nom du brevet est Technology Protection System. Grâce à ce brevet les semenciers vont s'assurer le contrôle total du vivant et surtout il permet un grand développement industriel où le sort et les droits des agriculteurs sont de plus en plus négligés.

Le blé a résisté longtemps à l'hybridation lucrative mais c'est en train de changer car récemment (début 2001) Monsanto débordait d'éloquence à propos d'un nouveau blé hybride. De plus le blé représente la plus grande surface cultivée de la plantète ; l'émergence d'un monopole sur cette culture avec la création d'hybride serait une véritable aubaine pour Monsanto. La cible de Terminator est les agriculteurs des pays du Sud car ils vont pouvoir les eploiter plus facilement vu qu'ils sont pauvres et avec de mauvaises cultures. La société compte mettre assez de graines dès les premières années pour couvrir 405 millions d'hectares. Et selon cette société américaine, la valeur de la technique Terminator peut atteindre 4 dollars par hectare dans le cas des cultures maraîchères haut de gamme et le brevet pourrait donc valoir 1 milliard de dollars.

La technique Terminator se fonde sur l'insertion dans le génome d'un mécanisme de suicide déclenché par un stimulus externe spécifique et le résultat pour la génération suivante est l'auto-destruction par auto-intoxication. Il peut y avoir aussi un autre bilan mais le résultat final sera obligatoirement une graine morte à l'autre génération.

En fait "Terminator" consiste à stériliser les semences transgéniques car une fois que la plante, comme la maïs, a été cultivé, ses graines ne peuvent plus germer donc il ne peut plus resemer une partie de sa récolte. Il faut donc renouveller tout son stock de graines pour pouvoir resemer. Cette technologie va donc permettre à l'entreprise qui a mis en place ce plant transgénique de s'enrichir et donc les PE.D qui l'ont cultivé vont se retrouver forcément dépendants de cette entreprise. La grande multinationale va donc avoir le monopole.

La multitude des gènes de "Terminator" risque d'introduire de nouvelles toximes et des allergènes dans l'alimentation des animaux et des êtres humains. Mais aussi "Terminator" protège les grandes sociétés et multinationales en risquant la vie des gens. C'est de la malhonnêteté.

Il n'y a aucune raison de mettre en péril la sécurité alimentaire des plus pauvres en jouant à la roulette génétique dans les champs. Que "Terminator" devienne opérationnel ou demain, il signifie la guerre biologique contre les agriculteurs et la sécurité alimentaire !

"Terminator" n'a pas tout de suite été actif mais l'esprit de l'enrichissement était déjà présent beaucoup plus tôt. Comme pour les petits agriculteurs américains qui avaient l'obligation de signer un contrat où ils n'utiliseraient pas l'herbicide de Monsanto et où ils seraient obligés de ne replanter aucune semence. Ceci va bien entraîner une dépendance envers Monsanto et aussi un marché ou le monopole de cette multinationale agro-alimentaire.

"Terminator" présente un autre inconvénient majeur car grâce à une sorte d'interrupteur il peut réveiller ou endormir certains caractères. En fait on peut travailler sur des plants ou des semences dont la maladie serait programmée et serait au début indécelable par l'homme puis au cours du temps et avec la présence de certains produits, elle pourrait être détectée. Cela montre qu'au moment de la consommation des plants, la maladie n'aurait pas été détectée alors qu'elle était bien présente.

Bibliographie

La recherche 337 (décembre 2000)

Sciences et avenir (mai 1999)

Alternatives économiques 173 (septembre 1999)

Cahier de sciences et vie (octobre 2000)

www.transnationale.org/sources/alimentation/transgénique - ecolo1.htm

Julien VERONESE, Clément FRITZ